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Tome troisième.
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ILE

poftérité & que Pigale a eu le courage de confervefdans le beau monument qu’il a fait pour la ville deReims.

Le vrai beau, dans les deux arts, doit joindre auxdiverfes parties de l’art, la franchife de la touche & lafacilité du faire ; d’où s’enfuit, dans la peinture, lapureté des tons -, & , dans la fculpture, les grades dutravail qui termine l’ouvrage & qui ne peut jamais êtreconfié à l’élève. Quelquefois le plus grand maître amoins de correétion & de jufteffe févère que l’hommemédiocre (f) , mais fon travail, ou rempli de force &de chaleur, ou doué de grâces, donne le goût & l’ameà ce qui fort de fon pinceau ou de fon cifeau. Onne prétend pas que le faire foit la feule partie effentielle,mais c’eft elle qui couronne toutes les autres ; &l’on croit pouvoir avancer que , quant au plaiftr qui enréfulte pour le connoiffeur, rien ne la peut fuppléer.Un artifte médiocre peut recevoir d’un grand maître lacompofition & les principaux effets de la lumière pourun ouvrage de peinture * les formes générales & lesprincipales maffes pour un ouvrage de fculpture, fansqu’il en réfulte une chofe vraiment belle , par le défautde ce fentiment & de ce favoir quiproduifent feuls lebeau faire.

(i) Un maître peut être grand parce qu’il a île grandes partie*de l’arc, quoiqu’il air moins de correSion qu’un homme médiocre:mais un maître qui aura une grande correction ne fera pas unhomme médiocre ; il fera même un grand maître par cecte feulepartie. Rembrandt elt un grand 1 ruine fans correction; MichelAnge eh un grand maître par la correction . On entend ordinaire*ment, par ce «fermer mot, la feience du delFn. ( Vote du Ré-dacteur. )