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fcbnnoîtré, c’eft la différence du point de vue, & lavariété que produit le point de diflance , de près ou duloin.
Comme il n’eft pas polïïbîe de fe rendre raifon desparties d’une figure nue fans connoître l’anatomie, ilfaut donc aufli que l’élève en faffe une étude avantde deffiner d’après nature. Cette partie de l’éducationpirtorefque ne lui prendra pas trop de temps, fi on nelui enfeigne que ce qui eft neceffaire à fon art. Cetteétude eft fort différente pour le médecin & le chirurgienqui font obligés de connoître toutes les parties interne»de l’homme, & pour le peintre qui ne doit s'arrêterqu’aux parties extérieures.
Quand enfin l’élève fait faire un trait précis &l’ombrer purement, quand il a des connoiffances fuffi»fantes de la perfpeélive & de l’anatomie a il eft tempsde l’appliquer au deflm d’après nature & d’après lesftatues 8c les bas-reliefs des grands maîtres, & lur-toutde ceux de l’antiquité. Le modèle vivant lui feraconnoître la couleur & les mouvemens de la nature,les ftatues antiques lui infpireront. le goût de la plusgrande beauté des formes. On peut ajouter que , pourla pureté du deffin, il tirera plus de profit de l’étudede l’antique que de celle des tableaux, parce que lesmaîtres donnent des leçons plus sûres que les élèves,& méritent" plus de confiance.
On trouvera dans d’autres articles les leçons quel’élève peut recevoir de l’inlpeâion & de l’étude desbons tableaux. ( Article extrait en grande partie desoeuvres de Me n g s. )
LÉGER & LOURD, (adj.). Ces deux mot»Cjpofés doivent s’expliquer l’un par l’autre, & peu-»