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Tome troisième.
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après avoir ofifervé qu’André Sacchi a fupériepremententendu l'art de rompre & d’accorder fes ombres pourfaire un tableau harmonieux ; que le Titien, PaulVeronefe, Rubens, ont tous pofsèdé cette partie;que cette magie fe décèle fur-tout clairement dansles ouvrages de Luca Giordano : ajoute en parlantdes tableaux de ce maître , & de ceux d’AndréSacchi, «vous y verrez, en général, un ton d’om-» fcre en quelque forte le même , mais plus ou» moins vifible, félon le degré & la force de ces om-» bres. ^Vous y verrez que le ton qui fait les ombres» fortes d’une draperie blanche, eft le même que» celui qui fait les ombres fortes d’une draperie bleue,» d’une draperie rouge &c. : je ne parle pas, dit-il,® de la partie ombrée qui reçoit des reflets, dès qu’iln peut y arriver des lumières , quoiqu’elles ne foient» que de reflet ; car ces ombres reflétées reprennent» en partie leur couleur propre : mais les enfoncemens» entièrement prives font les mêmes, quelles que» /oient les couleurs des objets.

» Cette magie, clairement expliquée par ces mal-» très, vous mettra à portée de la reconnoître dans» tous les tableaux des autres, dont l’accord vous pa-» roîtra agréable & harmonieux. Delà vous apperce-» vrez que ce principe a été connu de prefque tous les>» peintres qu’on peut appeller peintres; car je ne parle» pas de ceux qui ne font que deflinateurs.

» Cet examen vous conduira à remarquer combien» d’autres peintres ne fe font pas feulement doutés de» cet effet de la nature, qui, bien connu, ajoute» tant à l’art. Surtout dans la plupart des flefques» dont l’itadie eft remplie, vous verrez fouvent une