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Tome troisième.
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7io PAN

L’homme orgueilleux au contraire s’approche de ceui.qui l’environnent au point de les gêner, de les froif-fer, de les heurter.

Dans l’amour , la tête eft languiflamment penchéed’un côté , les paupières fe rapprochent plus qu’à l’or-dinaire , l’oeil eft dirigé vers l’objet feulement avecdouceur ; la bouche eft entrouverte, la refpiratioalente, & de temps en temps coupée par un profondfoupir ; tout le corps eft replié fur lui-même , les brastombent négligemment le long du corps. Ces fympto-mes, accompagnées d’une expreflion de langueur &de défaillance, font plus ou moins marqués fuivant quela paffion eft plus ou moins vive.

Le but de cette paflïon eft l’union des deux amans.L’amant timide fe contente de tendre à cette unionen touchant d’une main tremblante le vêtement del’objet aimé. Plus hardi, il ofe lui toucher un doigt,lui prendre la main, l’embrafier, l’entrelacer dansfes bras, le preffer contre fon cœur, repofer fa têtefur fon fein.

Le jeu du mépris eft la bouffiflure de l’orgueil;mais, dans ce dernier fe^timent, celui qui l’éprouveeft plus occupé de fes propres perfeâions, & dansle premier de* itnperfeâions d’autrui. Les marquesdu mépris font de détourner le corps & de fe préfenterde côté, de lancer d’un air fier un regard rapide &quelquefois aulïï jetté négligemment par deffus l’épaule,comme* fi l’objet n’étoit pas digne d’un éxamen plusattentif & plus férieux. Il arrive fouvent qu’on yeflocie l’expreffion du dégoût par le nez froncé & Ulevre fupérieure un peu élevée. Quand celui qu’onïnéprife paroît avoir une idée trop avantageufe de lui-