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Tome troisième.
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fouvent dans les ouvrages d’efprît, elles font tropvifibles ; mais il eft vrai que, lorfqu’elles font heu-reufes, on leur pardonne ce défaut : c’eft que , dansles Arts que j’ai en vue, l’imagination peut avoirune grande part à l’artifice des tranfitions, au lieu quedans les paffages des tons & des couleurs, la naturefeule impofe des loix féveres. Aufii les tranfnicnsont-elles, dans les ouvrages d’efprit, des différencesplus marquées que les paffages n’en ont dans la pein-ture; car il eft, comme ont le fait, des tranfuionsqui appartiennent au plan bien médité, des tranfitionsIngénieufes, qui tiennent à l’ordre des idées , enfindes tranfitions qui confident dans les tours & mêmequ’on établit par les différentes acceptions des mots.

On peut bien dire auffi qu’il y a des paffages quitiennent à la compofition & à la difpofition des objetsd’un tableau; mais ce qu’on entend pour l’ordinaire &le plus généralement par le mot paÿages en peinture,eft fimplement la tranfition d’un ton à un autre &des lumières aux ombres. Je ne me permets ces rapro-chemens des parties des diftërens arts, que pour mon-trer, par les détails dans lefquels j’entre, combien ons’expofe à en abulër, lorfqu’on n’a pas affez de con-noiffance de leur théorie & de leur pratique.

( Article de M U'atelet. )

Addition au mot paffages (*).

On fe fert de ce mot dans l’art; d’abord, dans un

(*) Nous remarquerons ici que, fuivant les circonftances ■ cemot s’emploie au fiofiiüer 8c au pluriel dans cous l»s Cens.

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