plique plus particulièrement aux ouvrages que lefculpteurs font en terre , & aux plâtres formés dansles moules qui fe fabriquent fur leurs modèles. Quel-que.moëlleux que foit le travail d’un marbre , il n’eftpas d’ufage de lui appliquer le mot de pâte..
Si un graveur a donné bien de la fsupleffe , de lalargeur & furtout du moëleux & de la couleur à fe's.tailles : on dit. cette eftampe eft d’une belle pâte-.Ainft Wifcher , Belfvert Woftermann , AbrahamBofle , Nicolas Dorigny, Rouflelet & Baîechou fontdes graveurs qui ont mérité ftmvent c<ït éloge. Onpeut cependant obferver que cette expreffion eft plu--tdt employée par les amateurs de la gravure, ou parles peintres que par les graveurs eux-mêmes ; ils di-fent plutôt, pouf exprimer cette idée , qu’une plan~che eft d'un burin large , d’un travail nourri, d’üjj*grain moelleux. ( Anïele de M. Eqsin. )
PATEUX ( adj. y On. dit quelquefois que dés',chairs, font pâteujès pour faire entendre qu’elles font-peintes largement, moeleufement & dans la pâte. Ondit aullî de la. touche qu’elle eft pâteufe , ce qui eftl’oppofé de la touche feche. Mais on ne dit point à’’un,tableau qu’il eft pâteux , quoiqu’on dife bien qu’il, :eft peint dans la pâte. /
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PAUVRE. ( adj. ) Une tête pauvre eft une- têteignoble , une draperie pauvre eft celle qui manque del’apparence d’ampleur, une compofnion pauvre eft cellequi n’offre pas la riche lié que promettoit le fujet, undeffin pauvre eft le même qu’on appelle petit, mef~.quin, celui qui manque de grandeur dans les formes,*.
A iv.