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Tome quatrième.
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sS P A Y

pas ceîTé d’aller, comme en dévot pèlerinage, renott-veller ces femcnces , d’autant plus précieufes qu’ellesfont plus fujetres à dégénérer fur les fols étrangers.

Par ces foins, le genre héroïque de l’hiftoire &le genre du beau payfage idéal , nous ont été tranfmis.

Mais comme le caraélère du climat qui influe furles fîtes , influe encore fur les idées , les ufages &les occupations de ceux qui l’habitent , il en eft ré-fulté des diverfités très remarquables entre les écolesSc en général, entre les ouvrages des peintres d’Italie& ceisx de nos peintres.

Pour nous reftreindre ici au feul genre du payfagequi eft l’objet de cet article, il ne s’eil trouvé dansles environs de notre capitale où les arts femblentfixés , ni le ciel fouvent ferein & prefque toujourschaud du midi, ni cette nature grandiofe , dontabonde l’Italie, ni ces fabriques impofantes, ni cesïuines majeflueufes qui y arrêtent fi fouvent les re-gards & qui rappellent à l’efprit Rome ancienne & parelle la Grèce immortelle.

Il ne s’efl: pas rencontré non plus que les habitan»de nos états , longtemps troublés par les guerres,difpofés par cara&ère à changer de goûts & de lieux ,fuITent fenfibles aux charmes de la nature champêtre.Il n’eft donc pas étonnant que nos payfagijles ayentfuivi peu exaclemcnt les routes des payfagijles Hol-landois, ou celles des artiftes Italiens.

Ils ont dû peindre le plus fouvent de pratique,ou d’après des idées fuggérées, & tomber par là dansla maniéré la plus pernicieufe à tous les arts, je veuJfdire , l’imitation des imitations.

On ne doit pas cependant douter que je n’admette