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» Outre la varété qui fe trouve dans chaque efpècé» d’arbre , il y a dans tous les arbres en particulier» une variété générale. Elle fe fait remarquer dans les•n différentes manières dont leurs branches font difpo-» fees par un jeu de la nature , laquelle fe plaît à» rendre les uns plus vigoureux & plus touffus, & lesx autres plus fecs & plus dégarnis ; les uns plus verds,
» & les autres plus jaunâtres.
r> La per r e£lion feroit de joindre dans la pratique ces» deux variétés enfemble. Mais fi le peintre ne repré-» fente que médiocrement celle qui regarde l’efpece» des arbres , qu’il ait du moins un grand foin de» varier les formes & la couleur de ceux qu’il veut» repréfenter : car la répétition des mêmes touches» dans un même payfage , caufe une efpece d’ennui» pour les yeux , comme la monotonie dans un difcours» pour les oreilles.
» La variété des formes eft fi grande, que le peintre» feroit inexcufable de ne la pas mettre en ufage» dans l’occafion , principalement lorfqu’il x’apperçoitx qu’il a befoin de réveiller l’attention du fpeélateur.
9» Car parmi les arbres en général, la nature en faitx voir de jeunes , de vieux , d’ouverts, de ferrés,x de pointus; d’autres à claire voie, à tiges cou-» chées & étendues Kd’autres qui font l’arc en mon-i» tant , & d’autres en defcendant, & enfin d’une» infinité de façon qu’il eft plus aiféji’imaginer que» de décrire.
» On trouvera , par exemple, que le caraûère des% jeunes arbres eft d’avoir les branches longues,
» menues , & en petit nembre , mais bien garnies ; les *x touffes bien refendues, & les feuilles vigoureulesX & bien formées. p Quç