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«omnîons broderie : en employant & diftribuant cesmêmes fubftances à l’aide de la navette , c’eft ceque nous appelions travailler en étoffes. Bien despeuples n’ont employé que quelques-unes de cesmanières de peindre, & l’on peut foupçonner qu’engénéral elles ont précédé la peinture au pinceau.
Peinture che\ les Egyptiens .
Platon qui vivoit quatre cent ans avant Père vul-gaire, afïuroit que la peinture étoit exercée en Egyptedepuis dix-mille ans , qu’il reftoit encore des ouvragesde cette haute antiquité, 8c qu’ils n’étoient, à aucunségards , différens de ceux que les Egyptiens faifoientencore de fon temps. Sans regarder l’époque de dix-mille ans, fixée par Platon, comme une époque précife-,nous pouvons la regarder du m*)ins comme une époqueindéterminée qui remonte à une antiquité inexprima-ble. Le témoignage du difciple de Socrate nous prouvedonc que Part de peindre etoit fort ancien en Egypte,que les ouvrages de cet art étoient d’une très longuedurée , mais que , pendant le cours d’un nombre inex-primable de fiécles , les Egyptiens n’y avoient faitaucun progrès.
Nous parlerons avec plus de détail de Part desEgyptiens dans l’hifloire de la fculpture : il fuffi?ade favoir ici que leurs figures peintes ou fculptéesétoient toujours dans une poûtion très roide, les jam-bes rapprochées , les bras ordinairement collés fur lesflancs. Il fembloit qu’ils euffent pris pour modèlesleurs momies emmaillottées.
Gom,m.ç ifs ne difféquolçnt point de cadavres, ils ns
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