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Quoique les peintres, long-temps avant Zeuxis, em-*ployaffent différentes couleurs, il fit des peinturesmonochromes ou camayeux en blanc- fur un fond brun :c’eft le procédé contraire à celui de Polidore de Cara-ivage qui faifoit enduire de noir une muraille, & lapeignoit en enlevant le noir par hachures.
Zeuxis acquit de grandes richeffes , & s’en fervicpour étaler un fafte impofant : il le montroit aux jeuxolympiques avec un manteau fur lequel fon nom étoicbrodé en lettres d’or. Dès lors il fit préfent de fies ou-vrages , croyant qu’ils ne pouvoient être payés digne-ment. Si l’on blâme fon orgueil, on peut avoir quel-qu’eftime pour là fierté ; elle ne meffied point auxgrands talens. J’aime à voir le peintre Zeuxis • impo-ser de la reconnoiffance au Roi Archélaüs , à qui ilfit préfent d’un tableau qui repréfentoit le dieu Pan.Il donna aufli une Alcmene aux Agrigentins.
Ce peintre faifoit des modèles en argille. On trans-porta à Rome ceux qui repréfentoient les Mufes. Nousavons dit ailleurs combien ce talent eft utile auxpeintres.
Marins Viclorinus , qui vivoit au milieu du quatriè-me fiècle de notre ère, dit qg’Ü exiftoit encore des.ouvrages de Zeuxis, ce qui fuppofe une durée de feptfiècles & demi. Un grand nombre d’ouvrages de nos.grands maîtres., dont les plus anciens ont a peine troisfiècles, font déjà détruits ou dégradés par la vêtu fié.
Pline reproche à Zeuxis d'avoir fait les têtes tropfortes , & Quintilien d’avoir généralement chargé lesmembres de fes figures.
^io.) Pae^hasius- d’Ephefe, fils Sc difciple- d’Eve--