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Tome quatrième.
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avoit une fcïence bien utile aux peintres ; celle 3éprévoir & de prévenir l’effet du temps fur les couleurs.Sa manière de defîiner étoit grande, mais incorreéle.

Le Giorgion a fait beaucoup de portraits ; il excel-loit dans la manière de les diipofer & de les ajufter.On admire le tour & la molleffe qu’il favoit donner-aux cheveux. Il a fait peu de grands tableaux, fi l’onexcepte des frefques peintes en dehors des édifices,& qui on* été détruites par le temps. Cê peintre joi-gnoit à l’art dont il faifoit profeflion, d’autres talensagréables; il chantoit bien, & jouoic de plufieursinftrumens : mais ces diftraélions ne nuifoient pointà fes études pittorefques. II. eût fait, fans doute,encore de nouveaux progrès, fi l'a mort ne l’avoitpas arrêté à la fleur- de Tige. II mourut à Venifeen ijii , âgé de trente-trois ans.

Le Roi poffede fept tableaux de ce maître. On difttingue entr’eux la Vierge tenant l’Enfant-Jéfus, d’unegrande force de couleur & bien confervé : le por-trait de Gafton de Foix, ouvrage dont l’idée eft fin-gulière ; Gafton eft affis dans un appartement remplide glaces qui toutes réfléchiffenc fon portrait : unconcert champêtre , dans lequel on trouve la força& le iuave, la fierté du pinceau , la facilité du tra-vail , beaucoup d’intelligence par l’accord du touterifemble.

Entre les eftampes faites d’après ce maître , nous,nous contenterons de citer le portrait du Dante patVoïfterman, un bufte de Saint-Marc l’évangéliftepar le même, l’innocence de la vie paftorale, pasNie. jPupuis,.