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a force de fa couleur, le moelleux de fon pinceau,& la beauté des effets qu’il favoit ménager.
A. Zucchi a gravé d’après ce maître plufieurs ta-bleaux repréfentant des Saints.
(11) Dominique Beccafumi, dit Mlcarlno , del’école Florentine, né dans un village voifin de Sienneen 1484. Il efl: du nombre de ceux que leursdifpofi-tions pour les arts ont arrachés aux occupations rufti-ques. Fils d’un berger , il gardoit les moutons confiésà fon père, & charmoit l’ennui de cette occupationen traçant des figures fur le Fable. Ces premiers effaisdu jeune Beccafumi furent remarqués par un bour-geois de Sienne qui lui donna une retraite & le fipinftruire dans les principes du deiiin.
Beccafumi copia d’abord les tableaux duPérugin ; ilalla enfuite à Rome où il choifit pour objets de fesétudes les ouvrages de Miçhel-Ange & de Raphaël ;de retour dans fa patrie , il reçut les leçons d’un,peintre aujourd’hui peu connu , qui fe’ r.ommoicSodoma Davechelli. Le prince Doria goûta fes talens,le conduifit à Gênes & lui fit faire plufieurs tableaux.Cet artifte avoir de la correûion , de la facilité ,un bon goût de compofition , & une manière de dra-per qui ter.oit de celle de Raphaël. Il peignoit bienen huiie & en détrempe ; mais ce qui contribua leplus à fa réputation fut le pavé de la grande égîife deSienne , & c’eft cet ouvrage qui nous a engagés à parlerdu Beccafumi.
Ce pavé eft une efpèce de mofaïque en clair-obfcur :deux fortes de pierres y ont été employées ; les unesblanches pour les lumières, les autres d’une couleur
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