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Tome quatrième.
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Il fut appelle en France en 1531, par Françoisqui avoit demandé un habile peintre au Duc deMantoue , & s’accorda mal avec le Roflb, ou MaîtreRoux qui y étoit avant lui. C’étoit la jaloufie quidivifoit ces deux artiftes. Il fut envoyé par le Roi enItalie, pour acheter un faire mouler des antiques, &pendant fon abfence, la mort le délivra de fon rival.Il rapporta en France cent-vingt-cinq figures anti-ques, un grand nombre de buflres, & les creux dela Vénus de Médicis, du Laocoon, de la Vénus en-dormie , connue fous le nom de Cléopâtre, de plu-fieurs figures très-célèbres, & de toute la colonne tra-jane. Le Roi lui confia l’intendance des bâtimens,place qui n’auroit jamais dû être occupée que par desartiftes, qui auroit excité entre eux l’émulation, &qui feroit devenue la récompenfe de ceux qui l’auroientemporté fur leurs rivaux.

C’eft le Primatice & le Roffo qui ont apporté deRome en France le vrai goût de la peinture, & quiont corrigé la manière des artiftes de la nation. Leursprincipaux ouvrages font à Fontainebleau. Le premierétoit bon compolîteur, avoit une touche légère, unbon ton de couleur, & montroit de la fcier.ce dansles attitudes qu’il donnoit à fes figures; mais il cher-choit trop à expédier pour ménager la correction & fetenir dans les bornes du naturel. Il devint maniéré,comme tous ceux qui négligent la nature pour fe;livrer à la pratique.

Il étoit en même temps peintre & architeéle. Le châ-teau de Meudon & le tombeau de François I ont étéélevés fur fes deffins.

L’abbaye dont il étoit pourvu lui fourniffoit le moyen