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ïaifler ce repos de l’ame , ce calme heureux pendantlequel elle s’occupe de la perfeélion. Son deffin dûr& févère étoit ennemi de ces grâces qui avoientprodigué leurs faveurs à Raphaël; les demi-teintesétoient noires , fes chairs tiroient fur un rouge debrique. Ses têtes, fes draperies manquoient de variété.Mais ces defauts étoient réparés ou balancés par unegrande fécondité d’imagination, par toute l’éruditionqui peut être convenable à un artifte, la fcience del’hiftoire, celle de la mythologie , de la perfpeélive,&c. La nature fcmbloit l’avoir furtout deftiné à traiterdes fujets terribles ou gigantefques.
Il quitta Rome fous le pontificat d’Adrien VI quine protégea point les arts ; il la quitta une fécondéfois pour fe fouftraire à la punition dont il fut me-nacé , lorfqu’il eut fait les delfins obfcènes que gravaMarc-Antoine, & qui font connus fous le nom depoftures de l’Aretin. Il chercha alors un afyle à Man-toue, & comme il poflëdoit bien l’architeélure civile& militaire, il fortifia cette ville, & y fit confiruirefur fes deffins le fameux palais du T, ainfi nommé,parceque le plan reffemble à cette lettre de l’al-phabet. Il fut l’archite&e 8 c le peintre de ce bâ-timent.
Sa fortune commencée à Rome, s’accrut à Man-toue par les libéralités du Prince. Il fe fit bâtir danscette ville une maifon qu’on pouvoir regarder, commeun Palais , & y forma un très-riche cabinet d’anti-ques. Il alloit retourner à Rome pour y remplir laplace d’architeéle de la bafilique de S. Pierre, lorf-qu’il mourut en 1546, âgé de cinquantë-quatre ans.
Mengs obferve que Jules Romain joignoit à uns
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