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» autres font de la plus grande beauté. En général,33 il aimoit à faire, dans les plafonds , les figures» colloffales. Il feroit difficile de donner de bonnes» raifons pour établir que les figures duffent paroître53 plus grandes que le naturel , furtout dans un mor-» ceau où, s’affujettilfant aux raccourcis, on parole» prétendre à faire illufion. Plufieurs peintres l’ont>3 fuivi en cela, fans peut-être avoir d’autre raifon ,33 finon que le Corregïo l’avoit fait. Mais fuppolé» que cela faffe bien au plafond de la Cathédrale, ce>3 que l’on pourroit nier , on ne peut fe diflimuler le33 mauvais effet que cela fait au plafond de l’églife>3 de Saint Jean, dont la coupole, quoiqu’alfez grande,33 paroît néanmoins fort petite , à caufe des colloffes>3 monftrueux qui y font, ik qui ne laiffent de place>3 que pour un très-petit nombre de figures. C’eft33 fans doute la plus belle manière de compofer, que» celle qui n’employé que peu de figures, & grandes33 dans le tableau ; mais cependant cela a des bornes,33 & il y a un milieu à tenir pour ne pas détruire33 l’illufion. >3
C’eft un mot fort jufte que celui de Lépicié fur leCorrége : s’il n’a voulu , dit-il, imiter perfonne tperfonne n’a pu l’imiter.
Entre les tableaux du Corrége qui font au cabinetdu Roi, on diftingue i°. le mariage de Sainte Cathe-rine. >3 II feroit difficile, dit Lépicié, de trouver un>3 tableau du Corrége en meilleur état, & plus digne33 de fixer les yeux des connoiffetirs dans les diffé-» rentes parties qui ont établi le mérite diftintlif de33 ce peintre , foitdu côté de la facilité'& de l’agrément>3 de fon pinceau, foit du côté de la force 8c de la