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au cabinet du Roi qu’un feul tablejau qui eft en trèsmauvais état, & qui a été prefque généralement re«peint. On peut cependant reconnoître encore que lepayfage en eft large 8 c de bon goût, & que, malgrédes incorreélions , le delïïn eft d’un grand caraftère;
" Xty) Georges Vasari, de l’école de Flo-i-ïence , né à Arezzo en 1510, d’abord élève d’un peintrefur verre & enfuite d’André del Sarre & de Michel-Ange. Il fut appelle' aux arts par fon penchant bienplus que par la nature. Mal recompenfé de- fes ou-vrages , il fe livra à l’orfévrërie , ne trouva pas lafortune plus favorable dans cette nouvelle profeffion& reprit les pinceaux. Il deffîna toutes les fculpturesantiques , toute la chapelle de Michel-Ange, tousles ouvrages de Raphaël, & ne fit que prouver, parfon exemple, que le travail opiniâtre ne peut rem-placer le génie. Il étoit bon deffinateur \ bon ar-chitecte ; il entendoit bien la partie des ornemens ;Il a fait un fi grand nombre d’ouvrages qu’on 1peine à croire qu’un feul homme ait pu les produire:s’il avoit de la féchereile dans le pinceau, de la foi-bleffe & de la dureté dans les couleurs , de la manièredans les draperies, il réparoit lbuvent ces défauts parrexaflirude & la fcience des formes, & par le beaucaraftère des têtes : cependant comme il ne doit fesqualités louables qu’à l’étude & non au génie, commeon fent qu’il n’eft: quelque chofe que par imitation deceux que ia nature avoit fait grands, il ne s’eft pasacquis un nom célèbre dans les arts : ou plutôt fonnom même feroît oublié , s’il ne s’étoit pas fait une^réputation comme écrivain. H yi| > n, 9 jtl parce qu’i^