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Tome quatrième.
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fans en exiger aucune rétribution. Il acquît, parcemoyen une manière û expédi’ive , n..’ 1 a volt plutôtfait un grand tableau que les autres n’en avoienttracé l’efquiffe. Les confrères de Saint Koch vouloientorner leur chapelle d’un nouveau tableau , & le pro-poferent au concours. Paul Véronefe, le Schiavone,Jofeph Salviati , le Tintoret enfin fe préfemerentpour concourir : mais le dernier apporta l’on tableaule même jour où les autres apportèrent leurs elquifles.Cette unpécuofité , que les Italiens appel!o : ent furie,lui a fait mettre au jour bien des ouvrages négligés£c incorrects.

Cependant, quand il fe piquoit de bien faire,il donnoit le plus grand foin à les compofitions. Noncontent de faire des efquifles, il ntodeloit en cire ouen terre de petites figures , il les plaçoit dans deschambres de bois ou de carton, il eflayoit le jour leplus favorable à leur donner , &; faifoit tomber furelles à fon gré les lumières & les ombres II fe fer-voit de modèles lemblables quand il devoit peindredes figures en l’air, & par ce moyen il en étudioitavec certitude les raccourcis ^ & fe rendoit comptedes effets que prodùifent les corps vus de bas enhaut. Ç’efl ainfi qu’il efl: parvenu à exprimer les rac-courcis les plus hardis.

Quoique le feu lui ait fait négliger quelquefois lapureté du defiin , quoiqu’il fût admirable pour la cou-leur ; il répétoit Couvent une maxime qui a-oit biende la force dans fa bouche; c’eff que le defïîn eft labâfe & le fondement de la peinture. Ce grand ço-îorifte plaçuit le coloris dans un rang fi infércur,<ju’il difoic que les belles couleurs fe trouvent dans les