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banque trop de chaleur. Les deux tableaux de l’hôtel-de-ville , dont l’un repréfente la minonté de Louis XIII& l’autre la majorité de ce prince, peuvent faire con-noître le mérite de Porbus dans le genre où il a eules fuccès les plus décidés. On voit de lui, au cabinesdu roi, deux portraits de Henri IV. Cet artiftemourut à Paris en 1622..
J. Sadeler a gravé d’après François Porbus le père ,la converfion de Saint Paul. Le portrait de Henri IV ,peint par Porbus le fils, a été gravé par Marfenay deGhuy, & par Tardieu.
( 50) Félix Rïcêio , dit Brufaforzj. , de l’écolaVénitienne, né à Vérone en 1540, fut élève de fonpère & fit dans l’art des progrès rapides. Il alla enfuiteà Florence étudier le deffm des grands maîtres decette école ; mais fort goût naturel le porta toujoursà l’imitation de Paul Véronefe. Ses principaux ouvra-ges font à Vérone. Son pinceau étoit facile, doux,' agréable , quelquefois un peu léché. Sa manière eltgrande , fes têtes ordinairement belles , bien peintes ,bien defllnées, & même quelquefois remarquables parla force de l’exprefîton. Il plaît par fa couleur, fou-vent un peu grife, furtout dans les demi-teintes;mais toujours agréable, & faifant en même temps dsl’effet : dans fes bons ouvrages , la compofition tientde celle de Paul Véronefe , & , malgré Ion féjourà Florence , il lui reffemble même pour le deffin.
( ji ) Jacques Palma , le vieux , de l’école Véni-tienne , né à Sérinalta, dans le territoire de Bergame ,en IJ40, entra de bonne-heure dans l’école du Titien
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