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Rome, ne fut parvenue jufqu’à lui. Un fentiment fe-■cret lui apprit qu’il étoit capable d’atteindre à la mêmegloire , & il crut devoir la pourfuivre par le mêmechemin. Echauffé de cette noble émulation, il fe dé-roba fecrettement de la inaifon paternelle , traverfala France , fit quelque féjour à Lyon fans doute poury gagner de quoi continuer fa route , arriva enfin àRome auprès de ibn frère , & , pour parvenir à l’éga-ler un jour , ou même à le furpaffer , il fe renditd’abord fon élève. Les leçons qu’il en reçut n’étoientp^s celles qui lui convenoient -, la lenteur de fesprogrès fémbloit le condamner pour toujours à la mé-diocrité : mais il .vit_.des nayfages du Titien , & dèslors,n’ayant plus befoln d’autres maîtres, il en fut un,$ui-même. Sa manière de peindre devint légère &mpëlleufe , fes lointains vrais & p.iquans, fa couleurvigoureufe & attrayante , fa touche jufte & fpiri-tuelle. Il animoit fes payfages par des figures fpiri-ti; elle ment deffinées. Quelquefois Annibal' Garrachene„ dédaignoit pas d’aliier fon ■ pinceau à, celui dePaul Bril , & de peindre les figures de fes tableaux.„. Après la mort, de fon frère, Paul Bril eut la penfionque Ie fi Pape accordoit cet artijfte^ 4qnt il continuales travaux. Il travailloit à-I’hu.vle & à frefque , &peigqoit avec un fuceès égal le payfage Idéal , leèvues , & ce qu’on peut appeller le payfage topogra-phique ; c’eft ainfi qu’on peut nommer fix de fes ta-bleaux où il peignit les fix principaux monaftères dudomaine du Papq ; on peut mettre, dan* .la mêmeçlafie les vues des châteaux’du çardinal Mattéi qu’ilpeignit pour cette éminence. Le plus confidc râble detous fes ouvrages fe voit dans le fallon nouveau du