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(70) Corneilie CoRNEiiis, de l’école Hollatidoife,;né à Harlem en 15.62.., apprit les premiers principe?de fort art dans Ta patrie. , & alla fe perfectionner,danSjl’ecole. d’Anvers. Il peignit en grand- & en,périt,fit l’hiftoire , le portrait & les fleurs. Le premiertableau qu’il fit à fon retour à .Harlem affura fa, ré-putation. Il repréfente la compagnie des Arqucbu-fiers , & fut admiré de Vian- Mander qui étôit danscette ville lorfqu’il fut eypofé. Çutre'lés autres per-feétiôns'de l’art, la couleur, füivant M. Defcampsen eft exceFente ; l’ordonnance belle, les mains d’un,beau deffin , les expreffioqs nobles $ en peut dire e'nfitpque ce font’ des portraits tracés par, le génie del’hiftoire. “ , ", ^ '
Cor.nelîs ne tomba point dans la maqiere , parce que-jamais il n’àbandoriria l’étude de la nature. Il avoirqu dans fa jeuriefle le deffein, d’aller à Rome ëtuiierFantiqüe : pour fe dédommager “des obftacles qui l’a-voierit retenu dans les Pays-Bas ; il fe procûra'autantqu’il lui fut poilible, des plâtres moulés font les chefs-d’œuvre-dont il ne pouvoir étudier le mprbrei lf areprélenté deux fois le déluge, & il ne s’efb pas n\o ntr 4inférieur à, ce fujet qui exige une grande habiletédans l’axt.,de. rendre le nud, & de le varier-fîiivançles-fexes & les âges. Comme les amateurs.,, & .fur*,tout ceux de Flandre , recherchent avidement lesouvr.ages, i}s font rares dans le commerce , quoiqu’il,en ait fait un très-grand nombre. Il mourut en .1638 ^âgé de foixante-feize ans.
Muller & Gqltzius ont beaucoup gravé d’après ço.maître & lui ont prêté leur manière ; c’efl du moins,3 e jugement que Fon doit porter, s’il eft vrai, comms.-