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l’Albar.e , 8c fit avec lui le voyage de Parme , dePlaifance (k. de Regio pour y contempler lès ouvrage*du Corrége c : mais il ne le fuivic point à Rome oùfon ami l’appella bientôt. Des deflins d’après Raphaëlque Louis reçut alors, déterminèrent le Dominiquinà ne pas différer fon départ. 11 fuivit à Rome l’écoled’Annibal quj peignoit la galerie Farnefe. Anniballui confia la peinture de quelques parties de cettegalerie dont lui-même avoit fait les cartons, & luipermit de faire entièrement de lui-même , dans laloge du jardin du côté du Tibre, la mort d’Adonisau moment où Vénus s'élance de fon char pour re-courir fon malheureux amant. Le Dominiquin, dansl’invention & l’ex'écution de ce morceau , fe montradigne de la confiance d’Annibal qui ne le lalfoit pa*de le célébrer.
Les applaudiffemens du maître fouleverent contrel’élève, qui étoit déjà un habile maître lui-même, I»jaloufie de l’école. Le Dominiquin ne commençoitpoint un tableau qu’il ne l’eût longtemps médité;il n’en abandonnoit aucune partie qu’il ne l’eût par-faitement terminée. Le génie qui l’animoit ne faifoitpoint d’explofion au dehors , & lui laiffoit un exté-rieur tranquille, 8c même froid & pefant. Ses rivauxaffeéloient de ne voir en lui qu’un efprit lent, ca-pable à peine de produire avec les plus laborieuxefforts : ils J’appelloient le bœuf. » Ce bœuf, leur» dit Annibal, rendra fon champ fi fertile , qu’un» jour il nourrira la peinture ».
Lorfqu’Annibal dont la fanté s’aftoibliffoit chaquejour, fut obligé de renoncer aux ouvrages qui luicroient offerts, il obtint du moins qu’ils fuffent con-fiés