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Tome quatrième.
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fon bienfaiteur , & rentra volontairement dans fa pre*jnière pauvreté. Manquant de tout, il alla étudier àParme les ouvrages du Corrége, & fe fit une ma-nière qui tenoit de celle de ce peintre. La jaloufiela lui fit perdre. Il voulut faire tomber la réputationdu Dominiquin , & choifit, pour y réuHir, la manièredu Carayage dont la force exagérée affaiblit toutesles peintures qu’on lui cppofe. Il devint dur & fec ,comme fon modèle qui , dit-on , fut quelque tempsfon maître , mais il dcffina plus correflemenr. Malgréle défaut dans lequel il tomba par choix , il faut re-eonnoître que l’Efpagnolet fut un peintre d’un raretalent. La haine dont on ne peut fe défendre pour3e perfécuteur du Dominiquin ne doit pas nous rendreinjuffes.

Il ne fe fixa'point à Rome où il trouvent un tropgrand nombre de rivaux , Sc il s’établit à Naples. Lafaveur du vice.-roi lui procura des richefles & un em-pire ablolu fur'tous les peintres de la ville.

Son caraélère contribua peut-être beaucoup à luifaire adopter une couleur qui fe rapprochoic de celledu Caravage : elle convenoit mieux qu’un colorisplus tendre aux fujets terribles qu’il fe plaifoït à trai-ter. Un tableau repréfentant Saint Barthélemy écorchécommença fa réputation. Il aimoit fur tout à peindreles tourmens des héros de la fable , les tortures desmartyrs , & à porter le terrible jufqu’à l’horreur. Ila fait plus de tableaux de chevalet que ce tableauxd’égiife.

Ses figures font ordinairement ingénieufement corn-pofées , bien drapées & traitées d’un pinceau méplat 5fes têtes font bien peintes, les détails en font vrais,