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d’une vitelfe dangereufe , & mettoît le temps con-venable à terminer fes ouvrages. Il étoit le peintreà la mode de fon temps : chacun vouloit avoir defes tableaux.
C’étoit un homme de bonnes mœurs & de bonefprit, difant même du bien de ceux qui déprifoiencfes ouvrages On ne pouvoir lui reprocher que fonamour de l’argent. Il en avoir beaucoup, & fit pour1 le cacher un long chemin dans la campagne, jufqu’àce qu’il eût trouvé un endroit qui lui lemblât sûr,revint, puis fur quelques foupçons retourna auffitôefur fes pas & prit tant de fatigue qu’il fie détruifit lafaute. Rien ne put la rétablir & il mourut à Romeen 1660 , âgé de cinquante-huit ans.
Il n’y a de lui qu’un feul tableau au cabinet du roi 1 ,& il n’efi pas de fon bon temps. Il repréfente unopérateur Italien. On voit pu palais - royal une mal-cprade de fa main.
(132 ) Philippe de Champagne , de l’école Fla-mande, né à Bruxelles en 1601 , n’eut que des maîtresfort médiocres & fe forma de lui-même. Il vint âParis à l’âge de vingt ans & fut furintendant desbâtimens de la reine. Il fut long-temps en Francele peintre le plus occupé & de la plus grande ré-putation : des travaux nombreux faits pour la courpouvoient lui faire efpérer la place de premier peintredu roi : cependant quand elle fut donnée à Lebrunqui revenoit tout nouvellement d’Italie, il ne s’enmontra pas jaloux. Si cette place devoit être la ré-çqropenfe des anciens feryiees , Champagne y ayoit