’ 39 8 P E I
tains ; mais les figures mêmes qui n’étoient pas futle premier plan. Ses compofitions avoient de la fa-gefle , fon pinceau de 1a fraîcheur, fon fini trop froid,trop léché, devoit plaire aux amateurs. Ses payfages ontété eftimis par leur propreté ; ils ne font plus recher-chés , parce qu’ils ne tiennent pas allez de la nature.Il faifoit aufïï le portrait , & fe diftinguoit , dans cegenre, entre les artifles de fon temps. Il ne peignoitfur la fin de fa vie que de petits tableaux de che-valet d’un pinceau très Ibigné & d’un grand fini. Ilti’a point voyagé, & efl: mort à Paris en i6j6 , à l’âgede cinquante ans.
On peut voir deux de fes plus beaux tableaux dansl’églife des Carmélites de la rue Saint Jacques : l’unrepréfente l’entrée de Jefus - Chrift à Jérufalem, l’au-tre fon apparition aux trois Maries.
F. Chauveau a gravé d’après la Hire , le jugementde Paris, 8 c une Sainte-Famille, Rouffelet, le mar-tyre de Saint Sébaltien.
( 136) Joachim Sandrart , de l’école Allemandejné à Francfort fur le Meïn en 1606, fit des études dela langue latine , apprit l’art de graver & de peindre,& fe fixa à ce dernier talent. Il pafla en Angleterre,où il imita la manière d’Holbéen , 8 c en Italie où ilimita celle des maîtres de i’école Romaine. Leroi d’Ef-pagne demanda alors au cardinal Barberin douze ta-bleaux des plus grands maîtres, 8 c Sandrart eut la fa-tisfaélion de voir ce cardinal choifir un de fes ouvra-ges, avec des tableaux du Dcminiquin , du Guide,du Poufiln, de Lanfranc : ce qui ne prouve cependantpas qu’il méritât d’être mis en parallèle avec ces