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déjà fait de grands progrès fous ce maître , lorfqu’ilfe mit fous la conduite de Van-Dyck qui paffa quel-que temps à Gênes. Perfeétionné par les confeils dece grand artifte , mais incapable de fe fatisfaire tantqu’il lui reftoit quelque chofe à apprendre , il vifitaRome, Florence, Parme & Venife, étudiant par-tout& laiffant par-tout quelques uns de fes ouvrages ,fans pouvoir s’enrichir. Il fut enfin accueilli du ducde Mantoue, qui fe l’attacha par une penfion confi-dérable & un logement dans fon palais. Il y eftmort, rongé de goûte & accablé d’infirmités , en 1670,à l’âge de cinquante-quatre ans.
Le Benedette peignoit l’hiftoire, le portrait & lepayfage. Dans tous les genres, il a de beaux effetsde clair-obfcur, une touche vive & fpirituelle , unecouleur vigoureufe. Dans l’hiftoire, il r.e paroît pass’être occupé à rechercher cette beauté idéale , quiétoit le premier objet de l’art chez les anciens , & delaquelle ont approché les grands maîtres de l’écoleRomaine. Il n’a pas même atteint à cette éléjjance desformes , à cette pureté du contour, à cette nobleffede caractère que les juges rigoureux font entrer~ dans l’efl'ence de la peinture hiflorique. Le genre danslequel il a plus particulièrement réuffi , & fur lequelil a fondé fa réputation , Confifte dans la reprélen-tation de bergeries, de fcénes ruftiques, démarchés,de caravanes, 11 eft fûr de réunir les fuffrages dansces fujets animés par l’efprit de fa touche, btillans/ du charme de fa couleur , réveillés par les heureux
caprices de fes coëffures & de fes ajuftemens, rendusintéreffans par la manière pittorefque dont il traitoitles animaux , pi quans. enfin par Iç caractère fingulieydes têtes,
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