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» deftinés, & ne préfentent pas de cfes fautes groffièrëi» qu’on trouve quelquefois dans des maîtres plus» grands que lui. C’eft un des maîtres qui ont féun{» toutes les parties de la peinture dans un degré» fuffifant pour produire le plus grand plaifir à l’œil $» fans exciter à l’examen le même fentiment d’adito miration qu’on éprouve à la vue des ouvrages dé» ceux qui , ne donnant leur principale attention» qu’à une des parties de la peinture, font parvenus» à la porter au plus haut degré. Ils n’ont pas produit» ce que la peinture a de plus étonnant , mais ils9» ont fait des tableaux dont le tout-enfemble fait leS» plus de plaifir.
» Il feroit difficile de décider leqnel eft à préfé-» rer, ou de réunir toutes les parties de la peinture» dans un beau degré , ou de n’en pofféder qu’ufie» dans un degré fublime^ Ce qu’on en peut dire, c’eft» que le peintre qui n’aura qu’une partie fublime j» efluyera pendant fa vie mille critiques fur celles» qui lui manqueront ; mais il fera l’objet de l’étude» & de l’admiration de la poftérité : au lieu que celuiï> qui poffédera l’art, du tout-enfemble agréable , fêta» dédommagé par l’eftime de fes contemporains & les» agrémens qui fuivent cette eftime, de ce .que la» poftérité pourra lui refufer. Les talens qui ont peu% coûté, & qui font prefque entièrement le fruit des» dons de la nature, font les plus féduûeurs : on ne« peut réftfter à leur imprelEom
» .Quoique ce foit avec râifon que l’on dit que cë» qui a été fait vite doit être vu de même , néan-» moins il y a des beautés de facilité , & d’heu-» réufes négligences , auxquelles on ne peut refufer