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peignît dans une plus petite proportion. Ses ouvragesfurent très recherchés & payés très cher même deIon vivant. Pendant un féjour que le grand-duc fità Florence , il vit dans le cabinet dû peintre un tableaudéjà commencé, le pria de le finir & le récompenfamagnifiquement. Mieris pour témoigner fa recon-noiffance, lui envoya un autre tableau encore pluscapital. Ce préfent fut reçu avec froideur & ne futpas meme récompenfé. On fut que ce qui avoit attirécette difgrace à l’artifte , c’eft qu’il avoir reful’é defaire le portrait d’un courtifan avant celui du prince.
Il eut le malheur de Ce lier a-vec Jean Stéen , peintrehabile, homme d’efprit , conteur agréable , maishomme crapuleux. Mieris ne pouvoir jouir de la fociétéde fon ami qu’au cabaret en partageant fes débau-ches. Un foir, en le quittant, il tomba dans uncloaque où il penfa périr. Cet 'accident altéra fafamé ; il mourut à Leyde en 1681, âgé de quarante-fix ans.
On voit de Mieris , au cabinet du roi, une dame àfa toilette , un jeune homme faifant des bouteillesde favon ; un marchand de volaille & de gibier. Lucabinet du Palais-Royal renferme cinq tableaux decet artifte.
Tout le monde connoît l’obfervateur diftrait , lepetit phyficien , & la tricoteufe Hollandoife, gravésd’après Mieris par J. G. Ville.
Guillaume Mieris , né en 1662, , fils & élèvede François , jouiroit d’une réputation plus brillante,fi elle n’éto:t pas affoiblie par celle de fon père IIa traité le même genre avec un très-grand fuccès,3 fait des fujers d’hifioire en petit, choififfant tou-»