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(244) Arnould de Gelder , de l’école Hollan-doife, né à Dort en 1645 , fut élève de Rembrandt,& eut la façon de penfer, les qualités , les défauts& les bizarreries de fon maître. Il jieignoit, commelui , l’hiftoire & le portrait , & comme lui , dansles fujets d’hiftoire, il bravoit le coftume & lesconvenances. Les ouvrages de ce peintre , encore in*connus en France, font admirés & recherchés en Hol-lande. Ils font d’une telle force de couleur, que peude tableaux peuvent en foutenir le voifinage. Il eftmort fubitement en 1727, à l’âge de quatre-vingt-deux ans.
(245) Jean Glauber , de l’école Kollàndoife,naquit à,Utrechc en 1646, mais il étoit d’origine Alle-mande. U fut élève de Berghem ; mais dès qu’il eutvu des tableaux d’Italie , il trouva qu’il manquoitencore quelque choie à fon célèbre maître , & réfolutde n’en plus avoir d’autre que les chefs-d’œuvres desgrands peintres Italiens. Il co^ia tous ceux que pof-fédoit un marchand qui voulut bien lui ouvrir fon ma-gafin, & alla enfuite pafTer deux ans à Rome, un anà Padoue , & deux à Venife. Son ardeur fut récom-penfée ; il devint l’un des meilleurs payfegiftes de laHollande. Son feuille exprime les différentes efpècesd’arbres, fa touche variée n’a pas de manière & eftinfpirée par la nature ; fes plans font bien rationnés& la vapeur favamment répandue en indique lesdiftances : il joint à un fini précieux une facilité quiferoit croire que fes ouvrages lui ont peu coûté, &une couleur en même temps chaude & vraie. On re-çonnoît dans fes cotnpofitions que les études en ont
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