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la Conception & la Purification ; tin à l’Académiedes fciences , dans lequel Minerve tient le portraitde Louis XIV ; quatre à l’Académie des belles-let-tres , entre lefiquels fe remarque un Apollon manière ,fans beauté, fans nobleife, qu’on pourroit appellerl’Apollon danfeur.
Il faut le répéter : malgré cette critique févère»Antoine Coypél n’étoit pas un peintre médiocre. Iln’étoit point né avec le génie du grand : mais il avoirde l’efprit, de l’abondance , de l’agrément, un delîlnallez correét , une exécution allez bonne , quoiqu’unpeu sèche ; s’il avoit fait de meilleures études , s’iln’avoit pas été égaré par un faux goût , il tiendroitun rang dillingué , non pas entre les grands maîtres ,mais entre les fort bons peintres.
Si quelqu’un étoit choqué du jugement que nousavons porté d’Antoine Coypel , nous allons , pourréparer notre faute, tranfcrire celui de Dandré Bar-don. « Auffi. poète que peintre , dit-il , il mettoit» dans fes compofitions tous les agrémens de l’efprit» & du génie. Il en relevoit la nobleife par un co-» loris animé, par des exprefilons vives, pathétiques,» frappantes, & furtout par les grâces ou la fierté» qu’il imprimoit dur les airs de tête ».
On peut choifir entre ces deux opinions, & cellede Dandré Bardon , artifte eftimable, fembieroit de-voir l’emporter. Mais qu’il nous foit permis de de-mander feulement fi les fineffes du bel efprit peuventêtre qualifiées de poéfie & de génie , fi des minaude-ries peuvent former des exprefiions fortes, fi l’affe-terie eft de la grâce , fi des airs de comédiens fontde la nobleife & de la fierté ? Nous ne dirons pas ce-