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Tome quatrième.
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perfonne ne l’a furpaffé pour la couleur & Inintelli-gence du clair -obfcur. ïl eft mort en 1740, à l’âgede foixante & treize ans.

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(295 ) Nicoias Bertin , de l’école Françoife, neà Paris en 1667, fut élève de Jouvenet & de Bon Boul-longne -, mais la nature ne l’avoic pas appelle à l’imi-tation de les maîtres. Quoiqu’il ait fait de grandstableaux , tels que le baptême de l’eunuque de lç^reine de Candace, à Saint-Germain des Prés , &des tableaux de grandeur moyenne , 'tel que fonmorceau de réception à l’académie royale qui repréfenteHercule délivrant Prométhée, il a furtout réufll dansles petits tableaux de cabinet. Il efl: mort à Parisen 17 36 , âgé de foixante & neuf ans.

(2.96) Gaspard Pierre Verbruggen , de l’écoleFlamande, né à Anvers en 1668, peignit les fleursd’une touche facile & légère , qui ne fent pas letravail , & traita ce petit genre d’une grande ma-nière. Il ne faut pas juger de fon talent par les der-niers tableaux, dans lelquels fa facilité étoit dégéné-rée en négligence. Il eft mort à Anvers en 1720,,âgé de cinquante-deux ans.

(297) Jean Rudolf Huber , de l’école Alle-mande, né à Bâle en 1668 , eft appellé le Tintoretde la Suiffe , quoiqu’il n’ait guère fait que des por-traits. Il a égalé le peintre Vénitien par fon extrêmefacilité. Ses bons ouvrages font d’une couleur vigou»reufe & d’une belle touche. Il eft mort dans fa vxll®'natale, en 1748 , âgé de quatre-vingt ans.