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Tome quatrième.
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P E I

pour le genre paftoral ? Dans ce genre même il n’aencore donné que des agencemens à la vérité pleinsde goût : il a eu des idées , mais il ne les a pasrendues. Ses bergeres ne font pas même jolies , fesbergers font fouvent affreux , fes têtes n’ont pas d’ex-preflion : ce font prefque toujours des amans, 8rils ne favent pas dire qu’ils aiment. Un grand méritede fes tableaux confifte dans des objets champêtre .--jjettés, grouppés, difperfés avec beaucoup de goût.Ce font fes compofuions qui ont fait introduire dansla langue des arts le mot fouilli : on a dit que festableaux avoient un fouïlli plein de goût, un fouillipittorefque , un fouïlli charmant. Il a donc furtoutla gloire d’avoir été- un excellent peintre de fouillLWatt eau avoît mis bien autre chofe dans fes pafto-rales.

Boucher a fait le payfage, mais fans confulter lanature. Il eft maniéré dans le feuille, dans la couleur;c’eft encore du fouïlli, mais ce n’eft pas de la vérité.

Enfin Boucher étoit un peintre faux & maniérédans toute les parties de l’art , abfolrment étrangerau grand , au beau , à l’expreffif ; poffédant bien lamachine dans prefque toute fon étendue , capable detout indiquer d’une maniéré agréable, mais incapa-ble de rien rendre ; n’ayant jamais fait que des ef~quiffes, & fouvent même que des croquis.

Ce jugement eft fans doute bien févère. Quandon voit fes agréables compofïtions, la manière char-mante & fpirituelle dont il grouppoit les enfans, lamolleffe de fes chairs de femmes , la grâce de fesmouvemens, le goût de fes agencemens, le pitto-refque de fon fouilli , on ne fent plus que de l’indul-

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