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pinceau frais & moelleux. U adopta la manière élé-gante de fon maître ; & fon deffin tient du goût Ita-lien. On voit de lui à Paris Diane & Endymion dansles falles de l’académie royale , l’entrée de Jefus-Chriftdans Jérufalem à St. Martin-des-Champs , Saint»Pierre délivré de prifon à Saint Germain-des-Prés.Ces morceaux peuvent faire juger de fes talens pourle genre de l’hiftoire , mais il s’eft plus particulières,ment confacré à celui du portrait. Après avoir étélong-temps occupé à Londres, il retourna dans fa villenatale , où il efl mort en 1745 , âgé de foixante & unans.
L. Cars a gravé d’après ce peintre le portrait de lareine de France, époufe de Louis XV.
Charles André Vanloo , qu’on nomme Carie,né à Nice en 1705 , étoit frère de Jean-Baptifte; à peineforti de l’enfance , il entra avec lui dans l’école deBenedetto Lutti. Il prit auffi des leçons de l'culpturefous le Gros, & retourna à la peinture quand ileut perdu ce maître. Il avoit un goût fain & un bonftyle qui fut utile à l’école Françoife , livrée depuistrop long-temps par Coypel & de Troy, à un goûtmaniéré, théâtral, affe&é. Il joignoit à cette qualitéun deffin agréable , un pinceau moëleux & facile ;mais il avoit peu de variété , dans les airs de tête,fort peu d’exprelïïon , & ne donnoit pas même à fesfigures cet efprit qui femble y fuppléer. On recon-noît en lui plutôt de la nobleffe qu’un grand caractère ,plutôt de l’agrément que de la véritable beauté. Ilméritoit une grande eftime , on peut même dire quel’école lui doit de la reconnoiffance : mais il a ététrop loué. On ne craignoit pas de le comparer à Ra-