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Tome cinquième.
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fcompofuion eft pefante , quand elle eft furchargéed’objets, autour defquels on ne peut tourner, autourdefquels on ^ne fent pas l’air circuler. Enfin l’exé-cution eft pefante , quand le pinceau eft peiné , quandon fent que l’artifte à peint d’une main lourde,quand fes touches manquent de netteté, quand aulieu de fondre légèrement fes teintes, il les a mal.adroitement brouillées.

Tous les genres de pefanteur font défagréablea àl’œil ; tous font contraires à la nature qui eft grande,^ais qui n’eft point lourde. La légèreté dans ungrand nombre de parties de l’art eft capable de pro-curer feule de brillans fuccès, & la pefanteur , denuire à un très-grand mérite. Elle choque au premiercoup-d’œil, & ce coup-d’œil eft décifif, parce qu’ileft bien peu d’hommes qui reviennent fur leur premierjugement. (L)

PETIT ( adj. ) Il fe prend toujours en mauvaife part.Ta nature eft grande ; la voir petite , l’imiter peti-tement , c’eft la voir mal, c’eft l’imiter faulfement.

On a une petite manière de defïîner j d’abord parrapportait trait, quand on rend petites les formes quifont grandes dans la nature, quand on s’arrête auxpetites formes au lieu de fe fixer principalement àcelles qui ont de la grandeur : enfuite la manièrede deflïner peut être petite dans l’exécution , quanddans le deflln, on r.e voit pas les grandes maffesqu’offre la nature, quand on ne frappe que des tou-ches maigres & timides, quand on tombe dans la,fécherefle, qui eft toujours un défaut de grandeur,puifqu’on eft fec parcs qu’on diyife d’une manière