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uti doux repos fur toute la phyfionomïe. L’habitude dela douleur éteint l’éclat des yeux , abbaiffe la pau-pière fupérieure : celle du rire fait relever les anglesdes lèvres, & filionne le voifinage des angles exté-rieurs des yeux. L’habitude de la colère ne laifle pastoujours des traits ineffaçables -, mais en obfsrvant bienl’homme très-irafcible , on verra que fes traits expri-ment une colère commençante, lors même qu’il nefait que s’animer.
I-e peintre n’ayant d’autres moyens de faire connoîtrele caraélère des hommes qu’il repréfente , que la con-formation de leurs traits, doit faite une étude pro-fonde de tout ce qui indique fur la phyfionomieil’habitude des pallions.
Il doit faite plus encore. Quoique nous ne çroyonsfpas, & que lui-même ne doive pas croire que laConformation des parties immobiles de la tête aitquelqu’influence fur les mœurs, ou reçoive des mœursaucune influence, il n’en eft pas moins vrai qu’il ya dans la conformation de ces parties certains ca-ra&ères qui donnent à l’homme l’air bon ou méchant,l’air fpiritucl ou ftupide, qui fembient indiquer deshabitudes fages ou défordonnées, prudentes ou folles ,tempérées ou luxurieufes.
Un homme peut avoir les yeux couverts, & uneame franche. Mais un peintre ne donnera pas desyeux couverts à une figure dans laquelle il veut ex-primer la franchife. Une face allongée , dans laforme de celle des moutons , donne une phyfionomieftupide, & peut être cependant celle d’un hommed’efprit : mais le peintre qui voudra repréfenter unphilofophe x ne lui donnera pas cette configuration*
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