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|>rès de trois mïlla. pierres gravies . 1 On fait que lesplus remarquables fe trouvent dans le MufaumFLorentinum. Auffi faut-il convenir que les peuplesd’Italie font à la fource des belles choies. Fait-on ladécouverte de quelque rare monument, de ceux d’une■ville même, d’un Herculanum r par exemple; Us fontles premiers à en jouir. Ils peuvent continuellementétudier l’antique qui efl fous leurs yeux ; & commeleur goût en devient plus fûr & plus délicat que lenotre, ils font aufil généralement plus fenfibles qu««tous aux yraies beautés des ouvrages de l’art.
Des belles pierres gravées.
Pour avoir des pierres gravées exquifes en travail,il faut remonter jufqu’au temps des Grecs.. Ce fonteux qui ont excellé en ce genre, dans la compolitîon,dans la correélion du delïïn, dans l’cxprcllion , dansl’imitation, dans la draperie, en un mot dans toutesles parties de l’art. Leur habileté dans la repréfenta-tîon des animaux eft encore lupérieure à celle de tousles autres peuples. Ils étoient mieux fervis que nousdans leurs modèles, & ils ne faifoient abfolument rienfans confultcr la nature. Ce que nous difons de leursouvrages au fujet de la gravure en creux , doit s’ap-pliquer également aux pierres gravées en relief ap-pelées camées. Ces deux genres de gravure ont tou-jours, chez les Grecs, marché d’un pas égal. LesEtrufques ne les ont point égalés, & les Romains,qui n’avoient point l’idée du beau, leur ont été in-férieurs à tous égards. Quoique curieux à l’exccs de*pierres gravées , quoique foutenus par l’exemple des