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Tome cinquième.
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P L A

la peinture de l’hiftoire, un genre que je crois pou-voir nommer pittorefque , parce qu’on y cnerche moinsles parties poétiques de l’art, que celles qui appar-tiennent au métier de la peinture proprement dite.Alors on fit des tableaux d’hiftoire, auxquels la voixpublique donna le nom de bons tableaux , 8c quifurent fouvent portés à un très-haut prix, quoiqu’iln’y eût point de génie, pas même de réflexion dansl’invention ni dans la difpofition du fujet, point debeautés dans les formes, point de pureté dans le delün,point de caractère, point d’expreflîon. Qui faifoit doncle mérite de ces tableaux ? Un beau métier , desajuftemens pittorefques , des effets pittorefques , unetouche, un pinceau pittorefque. Les peintres acquirentle privilège de ne plus penfer : ils ajuftèrent, ilsmanœuvrèrent. (L)

PLAFOND , ( Subft. mafc. ) Il s’écrivoit autrefoisPlat-fond.

On appelle peindre des Plafonds , l’art de décorerde peintures, non feulement ce qu’on nomme pro-prement un Plafond-, mais encore une voûte en ceintre,en ogives, ou en dôme.

L’emploi de l’art de peindre fera très - étendu, &on l’exercera toujours avec élévation, toutes les foisqu’on conviendra des bornes de fon pouvoir. La pein-ture ne s’étend pas jufqu’à tromper nos yeux ; ce n’eftque par un fyftême peu réfléchi, qu’on lui a fuppofécette faculté. Par-là, on lui enlève l’avantage defe montrer dans les voûtes & fur les Plafonds : Telleeft la fuite de ccfyftême déraifonnable. Il eft furtoutbien extraordinaire de le trouver adopté même par