Band 
Tome cinquième.
Seite
137
JPEG-Download
 

PO N *37

mais !1 étoit du moins obligé de lui jetter, par troisfois, une poignée de terre.

Il eft peu néceffaire aux artiftes de favoir que lescérémonies funéraires fe terminoient par un repas,ufage qui fubfifte encore dans pluiieurs endroits del’Europe (L).

PONDERATION , ( fubft. fem. ) Léon-Baptifte-Alberti, qui a favamment écrit de la peinture, dit,en parlant de la pondération des corps , que pourbien repréfenter la fituation des membres & leursdifférentes a fiions, il faut confidérer ce que la naturenous apprend elle-même. On remarquera d'abord quele milieu du corps eft toujours fournis à la tête. Siquelqu’un fe tourne & fe foutient fur un pied, ce mêmepied fe trouve direflement fous la tête, comme s'ilétoit la bafe de tout le corps. La tête eft prefque toujourstournée du même côté que le pied qui la loutient,au moins dans les a fiions naturelles & qui n’exigentaucun effort.

lia en même temps obfervé que la tête n’eft prefquejamais tournée d’un côté, qu’il n’y ait en même tempsune partie du corps qui faffe le même mouvement,oomme pour lafoutenir, ou qui ne s’abandonne & nefè jette de l’autre côté pour faire équilibre. La tête ,ajoute-t-il , ne fe renverle pour regarder en haut,qu’autant qu’il eft nécefTaire pour voir le milieu duciel, & elle ne fè tourne jamais d’un côté ou del'autre, qu’autant qu’il le faut pour toucher du mentonl’os de l’épaule. Le plus grand effort que nous puifüonsfaire en tournant la partie du corps fupérieure à la, ceinture, fait tout au plus qu’une épaule fè montre en