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Tome cinquième.
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empâtée d’une partie de l’art que les peintres d’hiftoirearbandonnoient.

Mais ces artiftes étoient généralement élevés depeintres d’hiftoire ; c’étoit vers l’hifloire qu’ils avoientdirigé leurs premières études, & la plupart s’dtoientmême livrés à l’hiftoire pendant une allez longue pé-riode de leur vie. Ils traiteront donc le portrait de lamême manière qu’ils avoipnt traité l’hiffoire; dansleur façon de voir, dans celle d’exécuter, ils confer-vèrent une grandeur dont ils avoient pris l’habi-tude. Comme ils étoient favans , ils n’étaient pasindécis fur ce qu’ils voyoient, & l’acculbient avecaifance & fermeté.. Ils connoiflbient bien le prin- 'cipal , c’étoit à lui qu’ils s’artêtoient,' & ils pafToientenfuite aux détails qui leur paroiffoient nécelfaires ; aulieu que les artiftes à qui manque la fcience , s’arrê-tent d’abord aux détails, & tâchent de remonter pareux au principal, qu’ils font trop peu capables d’at-teindre. ' #

Le portrait tomba enftiite en de moins habilesmains. Regardé comme un genre particulier, il de-vint le partage d’artiftes qui fe deftinèrent à cegenre dès leur entrée dans la carrière, & qui furentfouvent élèves d’artiftes qui ne connoiflbient eux-mêmes que ce genre. Perfuadés qu’ils n’avoient pasbefoin de toute la fcience qu’exige le genre hifto-rique, ils négligèrent de lé procurer une favanteéducation. Tout leur exercice fut de delliner froi-dement une tête , en s’arrêtant principalement àrendre les différences individuelles, & ils crurentavoir atteint le but quand , en exprimant ces diftér