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Tome cinquième.
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dans la néceflité de rendre avec plus d’exaûitudeles différences individuelles. Pendant qu’il s’occupelaborieufement à les laifir, à les acçufer, le modèlefe fatigue d’une lituation qui eft toujours la môme :l’ennui l’accable, fes muicles s’affaiflent, & au lieud’exprimer le calme & la vie , il n’eyprime plu»qu’une longueur qui relfemble à un état de mort. Hfaut donc que le peintre-qui veut donner I’expreffionà fon ouvrage, ait aflez de reffources dans l’efpritpour rendre en quelque forte, la vie à fon modèle*par l’agrément de fa converfation, ou qu’il attended’une autre fe'ance l’occafion d’animer fon ouvrage.Une meilleure reffource feroit d’avoir aflez de mémoirepour fixer dans fon çfprit le premier in fiant où lemodèle s’eft pofé, & aflez de fçience pour porterfur la toile ce fouvenir.

La preftefle, qualité aflez indifférente dans les au^très genres, feroit très-utile au peintre de portraits ,parce qu’elle lui épargneroi-t l’inconvénient dé fatiguer-fon modèle. Il eft du moins très - important que,dans une dernière féance, il revienne avec des yeuxfrais fur fon modèle frais lui-même, & que, parun travail favant & facile, il donne à fon tableau,l’anie & l’expreflion.

Les peintres de portraits, en fe renfermant dans ungenre inferieur, ont cru lui donner un mérite nou-iveau , en y ajoutant une forte de perfeélioa quifemble appartenir au genre qu’on appelle de la naturemorte. Cette forte de perfeâion confifte à rendre avecun foin extrême, avec l’étude la plus recherchée ,les étoffes & tous les accefloires qui peuvent accom-pagner un portrait, ; des tables garnies de bronze x