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Tome cinquième.
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l’applique au ftyle, à la manière d’écrire & d’exprimerles penlëes.

Dans le langage de la peinture, il n’a pas ce Tensdéfapprobateur. Un tableau précieux eft un tableautrès-eftimable ; un pinceau, précieux lignifie une ma-nière de peindre qui a un degré de perfeélion raie.

Un tableau précieux eft donc un ouvrage qu’onrecherche & qu’on conferve avec foin au rang desçhofes precieufes , & ce’ mot fe rapporte à rare .

Il faut oblerver à cette occafion, que dans les artsdans lefquels le méchar.ifme eft fufceptible d’unegrande perfeélion & dont, par cette raifon, il faitune partie importante , le mot précieux eft toujourspris comme éloge; au contraire dans les arts dont lesproduftions font toutes fpirituelles , & dans lefquelsle pur méchanifme eft compté pour peu de çhofe , lemot précieux fe prend le plus ordinairement en roau~vaife part : ;1 eft aile de fentir que le matériel d’unart n’cft fufceptible, par la recherche qu’on y met,que d’une perfeélion plus grande, & non d’une inten-tion de vanité & d’une affe&ation qui blefient ; aulieu que les produélions purement fpirituelles montrent,dans la trop grande recherche qu’y mettent leurs au-teurs, une prétention à l’emporter fur leurs femblablesqui devient fouvent ridicule, La perfeélion dans laforme , qu’on peut regarder comme la partie méchani-que des arts dont je parle , tels que font l’éloquence& lapoëfie, eft la fimplicité: au contraire la perfeéliondu méchanifme de la peinture, de la fculpture, dpla gravure, & encore plus celle des ouvrages pure-ment méchaniques , confifte dans la recherche desmoyens les plus parfaits & des foins les plus grand".

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