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Tome cinquième.
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dons de l’homme & fur l’abus qu’il en fait, doit fîtr»du reffort de tout artifte occupé d’exprimer les pallions;Alors reportant fans ceffe fur le fpeélacle de la nature,la' théorie qu’il aura acquife dans cette importantsmatière, il épiera toutes les occaüons de découvrirles moyens par lefquels les agitations de l’ame felifent fur les traits du vifage, & fur les mouvemensdu corps. <

Heureux l’artifle, qui muni d’un favoir indépendantde celui qui le conSitue ffatuaire ou peintre, faitl’appliquer à toutes les parties de fa ptofeflion , &qui bien nourri des manières diverfes de fes prédé--çeffeurs, choifit entPelles celles qui conviennent auxfujets qu’il fe propole de traiter. Cette méthode d’ap-proprier ainfi à Ion fentiment naturel les connoiflancesdes autres, ne pourra être adoptée que par un hommed’une grande fléxibilité d’efprit & d’après une médi-tation bien profonde de tous les genres de mérites,connus. Mais en pliant ainfi fon talent aux différentsgenres , qu’il fe garde bien d’imiter en efclave. Illui fuffira de fe rappeler par quelle chaleur, quelle-abondance, & quelle intelligence , Lebrun, Rubens,P. Véronefe ont traité les fujets d’apparat & de magni-ficence : leurs génies étoient propres aux banquets,,aux triomphes, aux combats, & ils avoient l’artd’y introduire une rareté d’effet à laquelle ils fubor-donnoient la multitude des objets de leur favante.compofition : ce que nous difons ici d’un feul genrede compofition eft applicable à toutes les grandes-parties de la peinture & de la fculpture fur lefquellesles flatues & les autres productions célèbres peuventItre confultées.