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talent part de la même trempe d’efpfit & de goût quiproduit des fuccès de même forte dans l’effet & dansle deflin. (Article dt M. Robin ).
RESSEMBLANCE ( fubfl. fem-) Plufieurs figuresdans un même ouvrage, ne doivent pas fe reflembler.Il ne fuffit pas que les traits du vifage ne foient pasreffemblans ; il faut marquer une diverfité fenfibledans toutes les parties , fans quoi l’art témeigneroitfon impuiifance à lutter contre la richeffe & la va-riété de la nature. 11 ferait aufii difficile, de trouverdans la nature deux perfonnes qui euflent la mêmeconformation, les mêmes habitudes corporelles, lemême gefte , le même maintien , que d’en trouverdeux qui euflent le même vifage. Les artiftes ne pé-cheroient jamais contre cette diverfité , s’ils étoientprécis, & s’ils changoient de modèle à chaque figure.Un maître peut leur fervir d’exemple à cet égard,& c’eft encore ce même- Raphaël qu’on peut leur offrirpour exemple dans tant d’autres parties.
Quand, dans une fuite de tableaux du même maître,le même perfonnage dqit fe reproduire, il eft de laconvenance qu’il fe reflemble toujours à lui-même, &qu’on obferve feulement dans les différentes repréfen-*tâtions de ce perfonnage, les changemens que l’âgedoit apporter. Dans une galerie qui repréfenreroit lesa'ventures d’Ulyfle , Ulyfle devroit toujours être re-connu, excepté quand fes traits ont été changés parMinerve.
Il y a des peintres qui répètent toujours la mêmetête, ou du moins des têtes toujours refiemblantes en-tr’elles dans tous leurs tableaux ; il femble qu’ils me