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« de petit , de délicat, ni de trop recherché. II crt
eft des ouvrages de peinture comme de ceux de» poéfie ; il ne faut pas qu’il paroifle que l’artifle aity> pris plus de plaifir à fe fatisfaire lui-même , & à» faire connoître le jeu de fort efprit & la délicatefle» de fort pinceau, qu’à confidérer le mérite de fonr> fujet.
» Il faut, il eft vrai, qu’il y ait dans les tableaux» quelque chofe d’agréable & de touchant, aufii bien« que de grand & de fort : mais cet agrément doit» toujours naître du fujet que l’on traite, & non pas» de chofes étrangères. On ne prétend pas retrancherj* les chofes belles , quand elles font propres aux3» lieux où on les met; mais on condamne ceux qui» gâtent un fujet qui de foi eft noble & grand, parce» qu’ils s’arrêtent trop à la recherche des ornemens» de certaines parties inutiles.
» Ces obfervations font connoître la difficulté qu’il» y a d’être un grand peintre. Quoiqu’un homme» l'oit né avec les qualités propres à la peinture» il lui refte quantité de chofes qu’il doit apprendre*» & que la nature ne donne pas. Jamais on n’a affes» de temps pour acquérir les connoiffances néceffaires» à la perfeâion de cet art ».
SAGE, (adj.) La lignification de ce mot appliquéaux arts a quelque chofe de vague, comme celle detous les termes moraux dont an fe fert figurémentpour des objets phyfiques.
Un ouvrage de peinture eft compofé de l’itnage qtfien fait la partie matérielle, & de l’intention qui eneft la partie fpirituelle.