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Tome cinquième.
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& de Catherine de Médicis Ces figures , grandescomme nature, font remarquables par la beauté destêtes 8 c par la légèreté des draperies, Cet artifte mou-rut en 1605 ; on ignore l’année de fa naiflance,

( ij) Jean de Bologne naquit à Douai en 1624,& reçut dans fa patrie les premières leçons de la fculp-ture. Bien des perlbnnes ont cru que cet artifte Fla-mand était Italien, Il eft vrai qu’il pafla de bonneheure à llotne, où il s’attacha à modeler les chefs-d’œuvre antiques & modernes que raffembloit cetteville; des confeils de Michel-Ange contribuèrent,avec ces études, à développer fes difpofitions natu-relles. Il montrait un jour à ce grand maître un mo-,dèle terminé avec le plus grand foin : Michel-Angeen changea toute la difpofition ; « il faut, dit-il au» jeune homme , concevoir 8 c raifonner fon ouvrage» avant de penfer à le finir ».

L’infortune alloit ramener le jeune artifte dans fapatrie un riche amateur le retint à Florence parfes bienfaits. Il pourvut à fes befoins, & lui fournieun bloc de marbre, dont le jeune artifte fit une Vénus,Cet ouvrage , le premier qu’il exécuta en marbre,commença fa réputation ; elle fut confirmée par legrouppe de Sam loti terraflant un Philiftin , qu’il fitpour le grand-duc François de Médicis. Vers le mémotemps il fondit en bronze le célèbre Mercure volantqui eft généralement connu par des plâtres mouléson par des copies. On admira le Neptune colloflàlq u ’il fit pour le Grand-Duc , & dont il décora unbaffin dans le jardin de ce prince; on admira encor*

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