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Tome cinquième.
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Arrivé à Rome, il crut ne pouvoir Te prefcrire nameilleur plan d’çtude, que celui de modeler les plusbelles figures antiques. Mais il avoit à peine atteintl’âge de vingt-cinq ans, lorfque, par la mort de ionbienfaiteur , il fe vit obligé de travailler pour ibf.ibfiftançe, & de faire des ouvrages plus capablesd’arrêter que d’avancer fes progrès : telles étoient depetites figures en ivoire & en bois, & des têtes deSaints deftinées à orner des reliquaires. Il étoit danscette fituation, lorlqu’il fe lia avec le Pouffin-, infor-tuné comme lui, & comme lui, embrâfé de l’amourde l’art. Tous deux employoient le moins de tempsqu’il leur ctoit poffible aux travaux qui les faifbiencvivre, & donnoient le refte de leur temps à de là-Vantes études. Le Flamand fit des modèles, & de pe-tites figures en marbre qui furent admirées : ce

qui eft fingulier, pendant que le Poulfin cherchoit àporter dans fes tableaux le ftyle des ftatues antiques ;le Flamand tâchoit de donner à la fculpture l’aimablemollcffe des tableaux du Titien, & ce fut par l’étudede ce peintre qu’il furpafla tous les içulpteurs dansl’art de traiter les enfans. Il fe fit bientôt, pourcette partie de l’art, une grande réputation, & futchargé de modeler les grouppes d’enfans qui accom-pagnent les colonnes du maître-autel de Saint-Pierre,Malgré les obligations qu’il eut aux tableaux duTitien , il ne négligea pas la nature, & l’on fait qu’ilfit un grand nombre d’études d’après les enfans del’Albane,

Lenvie, forçée de l’applaudir, fe plaifoit à répétéequ’il n’avoit de talent que dans un petit genre, &qu U fçroit incapable de réulfir dans de grandes choies.