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Si Duquefnoy, n’a fait qu’un petit nombre d’ou-vrages capitaux, c’eft que fon travail étoit le fruit de*plus profondes réflexions & d’une étude répétée de ]*.nature & do l’antique. Il faifoit plufieurs modèle*non feulement du corps, des bras, des mains, de»jambes, des pieds, £c furrout des têtes, mais encoredes doigts, & des malles de plis des draperies. Peud’Artiftes ont moins produit de grands ouvrages &le l'ont fait une plus grande réputation. Quelqu’un lutdifoit qu’une figure à laquelle il travailloit étoit affeaterminée : » Vous le croyez ainfi , répondit le Sra-» tuaire, parce que vous n’avez pas fous les yeux le» modèle que j’ai dans l’efprit, & dont mon ouvrage13 doit être une copie fidèle ».
Les Artiftes qui prennent tant de foin de leur répu-tation, vivent ordinairement dans la paüvreté : telfut le fort du Flamand -, il voyoit des fculpteurs mé-diocres comblés de recompenfes, 8 c il languifloit dansla milere. Il allcit palier en France avec le Potilfin jun traitement honorable lui étoit alluré; déjà il avoitreçu l’argent de fon voyage , & il faifoit les apprêt*de fon départ, lorfqu’il mourut, empoifonné , dit-on,par fon frère , en 1646, à l’àge de cinquante-deux ans.Le fcélérat fut brûlé à Gar.d pour d’autres crimes, &. l’on allure que , dans les tourmens , il confefTa qu’ilavoit donné à fon frère un breuvage mortel. Ce fait aoccafionné l’erreur de quelques perfonnes , quîcroyent que le Flamand lui-même a été brûlé pourun péché que réprouve la nature. On a confondu lemeurtrier avec fa viélime. La conformité de nom &de profelïïon a fortifié cette erreur.
JJyquçi'noy, que les Italiens nomment H fïanùngi