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cément ceu* de leurs chefs-d’œuvre qui ont échappéà la deftruétion ? Les modernes n’auroient pas eu deftatuaires qu’ils euffent pu oppofer au Puget. Mais©n'peut dire auflï que les artiftes qui n’ont pas étéentièrement contrariés par les eirconftanceS) iont devetnus à peu-près ce qu’ils dévoient être. Puifque leïugot, à Rome, imita plutôt le Cortone que l’antique& Raphaël, c’eft que fon penchant l’entraînoit à cettaimitation.
Après fix ans de féjour en Italie, il revînt à Mar-teille 8 c fut mandé à Toulon par le duc de Brezé,amiral de France, qui le chargea de faire le modèledu plus beau vaifleau qu’il pût imaginer. II paffaquelques années dans fa patrie, & retourna à Romeoù il ne s’occupa qne de la peinture & du deffin desprincipales beautés de cette ville* : il ne revint àMarfeille qu’en 1653 , & eut une maladie dangereufe,après laquelle on lui confeilla d’abandonner le pin-ceau , & de fe faire des occupations plus propor-tionnées à fes forces corporelles qui exigeoient del’exerpicc. Dès lors 11 fe livra tout entier à l’archi-te&ure & à la fculpturs. tll'aurolt été perdu dans lafoule des peintres qui ont éu du talent fans avoir lepremier des talens; la maladie qui menaça fes joursfut la caufe de fa gloire, f
On dût prévoir le grand nom qu’il fe ferait dansla fculprure, quand, pour coup d’effai, il pcoduifit lesdeux termes colloflaux qui foutiennent, à Toulon, lebalcon de l’hôtel-de-viile : ouvrages que leur beautéauroit fait tranlporter à Verfailles, comme Louis XIV,1 ayoit ordonné fur le rapport du marquis de Sei-Tomc V i 94 .