S C ü *4«
« ta eompofition , dit Daridré Barbon , en efl établi»» fur un plan circulaire : les figures y font diftri-» buées de manière que le héros du fujet, placé fur» le bombage du folidc, eft le plus apparent & reçoit» les accidens les plus lumineux. Celles qui font fur» les fîtes tournans aboutirent au fond du bas-relief,» fajis que l’art l'emble y conduire. On dirort que,» dans ce morceau de fculpture, la nature feule» fait tous les frais de l’illufion : c’eft le génie & lé» favoir qui ont varié , d’un taft fin , le caractère des» chairs & celui des étoffes, & qui ont répandu,» fur tous les acceffoires, le goût & la vérité' >■>..
On parle avec beaucoup d’éloge du bas-relief de laPiété, ouvrage du même auteur, qui eft confervé àGènes, & de celui dé la Prière au jardin des Olives,dont il fit préfent au Cardinal Ottoboni.
On diftingue entre fes ouvrages de ronde-boffe rqui font en petit nombre, la ftatue colofihle déSaint Jacques le mineur à S’aint Jean de Latran, &tin petit Satyre mangeant une grappe de raifin.
Mais fa gloire eft fur-tout fondée fur le mérite fupé-rieur de fes bas-reliefs. On dit que , dans ce genre,il a furpaffé tous fes prédéccfleurs, & a fèrvi de mo-dèle à ceux qui font venus après lui. Il ne traitoit pasles bas-reliefs à la manière de l’Algarde qui donnoitune faillie confidérable aux figures du premierplan, & faifoit du bas & du plein relief un mélangequi a trouvé des approbateurs illufircsSr d’illuftres cen-feurs ; mais il obfervoit ce demi-relief qui approcheplus de la manière des anciens. L’étude , le travaille chagrin de voir fes talens mal récompcnfés , alté-rèrent la fanté de cet artifte , qui n’étoit pas moicsi
P £ inr.