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Tome cinquième.
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de chérubins. Il fit aufli des vafes ^ des thuribules, deiCandélabres,

L’auteur des petites idoles ou ftatues de Laban,|>ouvoit être l’élève de la nature , & devoit tout l’onart au goût des hommes pour l’imitation. Mais l’auteurdu veau d’or , & le ftatuaire & fondeur Béfélcel peu-vent être regardés comme des élèves de l’Egypte,où la cultute des arts remonte à la plus haute an-tiquité.

ScULPTuk'É che\ Us Égyptiens. Les Égyptiens inven-tèrent de bonne heure lafculpture; mais deux obfta-Cles s’opposèrent à ce qu’ils pufl'ent la porter à laperfeélion ; le premier étoit invincible ; c’eft qu’ilsn’étoient pas beaux eux-mêmes, & que par confé-qtrent ils ne purent regarder l’art comme l’imitationde la beauté la plus parfaite : la fécondé, c’eft queles loix leur prefcrivoieftt une continuité de prin-cipes & de pratique , qui ne permectoit pas aux ar-tiftes de rien ajouter à ce qu’avoient fait leurs prédé-cefleurs.

Comment les Egyptiens auroient-ils pu s’élever,comme les Grecs , jufqu’à la beauté idéale , lorfqu’ilsne connoiflbient pas même la beauté individuelle îLa configuration du vil'age des Chinois , leur grosventre , & la pefante rondeur de leurs contours fontdes défauts que parrageoient les Egyptiens. On pour-toit hardiment prononcer que les Calmouques ne ferontjamais de bons artiftes aux yeux des autres nations jles Egyptiens , avec la même laideur, avoient reçude la nature la même négation pour la perfeélion desarts. Si iss Romains ont célébré quelquefois la beauté