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entée la ftatue d’un Pancratiafte Arcadien, nomméÀrrachion, vainqueur aux jeux olympiques dans la54 olympiade, 5^4 ans avant notre ere. On recon-noiflbit, dans cette ftatue,- dit Paufanias, tous les ca-railères de la haute antiquité. Les jambes étoient peuféparées, les bras étoient pendans fur les cuiflesrcet Ar-rachion étoit mort, quand les juges de l’Elidè luidécernèrent la palme, déjà il étoit vainqueur de tousfes adverfaires ; un feui reftoit encore qui le fur-prit, le fit tomber en lui faififl'ant la jambe, tk l’étran-gla; mais Airachion, en expirant, ferra avec tant deforce l’orteil de fon vainqueur, qu’il l’obligea dedéfavouer f a vicloire.
On regarde ordinairement les Crées comme les élèvesdes Egyptiens; dans cette fiippofition, on auroit lieud’être étonné de la lenteur de leurs progrès, puifqu’enrecevant l’art tel qu’ils le trouvoient en Egypte, ilsn’avoient plus qu’à lui procurer des perfeélions nou-velles, au Heu de s’arrêter à faire de longs tâtonne-mens. Mais on devroic obferver que fi, dans uneantiquité fort reculée, quelques colonies égyptiennest’arrêtèrent dans la Grèce, on n’a pas lieu defuppoferqu’elles aient amené des artiftes avec elles: les colo-nies que les Européens modernes envoyent dans lenouveau monde n’y portent pas aufiitôt la culture desbeaux arts. Les colonies égyptiennes, établies dans laGrèce, n’entretinrent aucune communication avec leurmere-patrie, & l’entrée de l’Egypte fut interdite auxétrangers jufqu’au règne de Pfatnméticus, époque àlaquelle les Grecs cultivoient les arts depuis long-temps, puifque ce prince ne commença fon règne quedans la 17 olympiade, 670 ans avant notre ère. 11